|
|
 |
 |
 |
Groupe UGIM : harmonisation des pratiques au sein du GIE pour plus d'efficacité
Entretien avec Anne-Marie Cozien, Directeur général
du groupe UGIM.
Pouvez-vous nous présenter votre groupe ?
Le GIM, Groupe Initiatives Mutuelles, est né en juin 2002 avec
pour objectif de construire une offre santé innovante. Il regroupe
la Mutuelle des agents des Impôts, du Ministère de la Justice,
du Trésor, des Douanes, de la Centrale des Finances, du personnel
civil du Ministère de la Défense, des Affaires Sociales,
de l’Industrie et de la Recherche, du Ministère de l’Intérieur.
Nous proposons à plus d’un million de bénéficiaires
trois niveaux de couvertures, chacun correspondant à un profil
de comportement en matière de santé et non des options.
Ce regroupement de l’offre de ces trois entités
s’est-il traduit par une mutualisation des moyens ?
En avril 2005, nous avons créé un GIE - groupement d’intérêt
économique - qui a vocation à rassembler les mutuelles voulant
loger leurs moyens au sein d’une structure technique commune et
s’approprier de nouveaux outils à l’instar du système
décisionnel. Nous avons pour cela choisi une plate-forme SAS qui
permet le pilotage tant des aspects santé que des aspects fonctionnels.
Pourquoi avez-vous adopté la solution ABC/ABM de SAS ?
Cette solution nous permet de calculer les coûts de revient par
produits, services et activités, de comparer les charges de gestion
internalisées et externalisées. Avec l’avènement
de nouvelles normes comptables et financières et la mise en oeuvre
de systèmes analytiques complexes, l’intérêt
des mutuelles du groupe est aujourd’hui d’harmoniser leurs
pratiques pour améliorer leurs performances. Nous nous donnons
six mois pour préparer un canevas commun, grâce à
cet outil.
Quels sont les apports de cette démarche décisionnelle
globale ?
Notre approche nous permet de maîtriser et optimiser notre gestion
du risque santé, de faciliter la réassurance entre les mutuelles
de l’UGIM et d’appréhender les besoins et comportements
de nos adhérents, de mesurer les effets pédagogiques de
notre démarche qui a vocation à initier de nouveaux comportements
sur le long terme. C’est bien cette approche innovante au moyen
de notre système d’aide à la décision qui a
fait notre succès et qui a incité les différentes
mutuelles à nous rejoindre.
La méthodologie ABC/ABM.
Maîtriser ses coûts est un enjeu récurrent pour toute
entreprise. Mais cette maîtrise ne se limite pas à une une
simple action de réduction. La détermination des leviers
d’efficacité, dans une dimension opérationnelle, est
aussi un contributeur majeur de l’optimisation des performances.
C’est l’objectif de la méthodologie ABC/ABM.
Contrairement à une approche de contrôle des coûts
liée uniquement à la nature des dépenses, la méthodologie
ABC-ABM (Activity-Based Costing, Activity-Based Management) privilégie
la notion d’activité et l’analyse des processus. Elle
rattache ainsi la consommation de ressources à la création
de valeur pour l’entreprise.
Autrement dit, pour réduire les coûts de ses activités,
il est plus important de savoir pourquoi on consomme que de connaître
quels types de ressources sont consommés.
Concrètement, le processus consiste à affecter à
chaque dépense, la nature des ressources utilisées, le centre
de responsabilité associé et l’activité liée
à la dépense. Cette méthodologie présente
l’avantage important de mieux prendre en compte les coûts
indirects, devenus prépondérants dans une société
de l’information, et mal intégrés par les systèmes
de comptabilité traditionnels type “full costing” ou
“direct costing”.
En permettant de mieux identifier les origines des dépenses, la
méthode ABC conduit à une amélioration du “costing”
stratégique et une plus grande pertinence dans la prise de décisions
stratégiques que peuvent être par exemple l’externalisation
ou le lancement de nouveaux produits. Elle réconcilie également
la gestion économique et le pilotage opérationnel. Enfin,
de façon plus générale, la gestion des coûts
par activité compose un cadre plus cohérent au pilotage
des performances par sa transversalité. Elle repose en effet sur
l’idée que la performance d’une organisation est liée
à la coopération des activités entre elles, ce qui
incite à analyser les processus économiques sous-jacents
et optimiser les modes opératoires.
Plus d'informations ? Contactez-nous
|
 |
|