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Mutualité Sociale Agricole

Le décisionnel pour une « performance institutionnelle »

Deuxième régime de protection sociale en France, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) gère le recouvrement et les prestations de sécurité sociale du monde rural via une cinquantaine de caisses locales (avec une cible de 35 caisses en 2010). Très décentralisée au travers d'un réseau d'élus et d'acteurs sur les territoires, la MSA s'est fixé un défi : optimiser le fonctionnement de son réseau et atteindre une véritable « performance institutionnelle »... sans freiner le dynamisme local.

Le décisionnel s'affiche comme une clé de voûte essentielle de ce changement, comme l'explique Elisabeth Humbert-Bottin, directrice de la maîtrise d'ouvrage institutionnelle de la MSA.

Elisabeth Humbert-Bottin, directrice de la maîtrise d’ouvrage institutionnelle de la MSAQuelle est l'activité de la MSA ?
La Mutualité Sociale Agricole gère la protection légale et complémentaire par délégation des professions agricoles dans tous les domaines (famille, vieillesse, maladie, accidents du travail et maladies professionnelles). L'ensemble représente 4 millions d'assurés pour 26 milliards d'euros de prestations. La MSA se distingue par une organisation très décentralisée : autour de la Caisse centrale, les caisses locales ont toujours développé des actions autonomes, allant au-delà de celles relevant du service public stricto sensu. C'est un élément de dynamisme, une vraie réponse à l'animation des territoires ruraux, mais aussi un défi de gestion.

Quelle expérience la MSA a-t-elle du décisionnel ?
Le décisionnel prend ses racines dans les démarches statistiques. Dans les années 90, nos premières briques décisionnelles avaient ainsi surtout un objectif statistique - dans le but de suivre les risques mais également de rendre compte de nos dépenses et de les projeter à notre ministère de tutelle. En 2002, nous avons commencé à travailler sur des systèmes plus ouverts et plus souples permettant le partage de données.

Nous nous sommes alors retrouvés avec deux systèmes statistiques distincts : l'un pour la gestion quotidienne au niveau régional, l'autre pour le pilotage au niveau national. Nous exploitions pour partie les mêmes données de base, mais avec des règles différentes et sans coordination. Conséquence : pour une même question, les résultats pouvaient différer selon l'endroit où était effectuée la requête !

Il devenait urgent de rationaliser l'ensemble pour parler le même langage partout dans le réseau et passer à l'étape d'un décisionnel structuré.

Vous avez donc choisi une approche « institutionnelle » de l'informatique...
Pour disposer d'une vision à la fois globale et partagée de l'activité de la MSA, oui. Nous avons donc défini un schéma directeur informatique, comprenant une cible pour une architecture statistique performante, un outil fédérateur de data mining pour mixer des bases de données internes et externes, et enfin une architecture décisionnelle.

Quelle architecture décisionnelle avez-vous retenue ?
Une architecture à trois niveaux, afin de pouvoir répondre aux différents besoins. Au niveau local, en premier lieu, le décisionnel sera tourné vers le quotidien avec des requêtes simples, concrètes (pour le suivi au quotidien de la production et des opérations de marketing ciblé, par exemple). Le niveau dit de « direction générale » permettra ensuite de suivre les indicateurs macro de performance et d'en rendre compte à notre tutelle. Et entre les deux, nous avons défini un niveau de partage : une quarantaine d'entrepôts de données, alimentés par les caisses, pourront donner lieu à des restitutions au niveau central comme au niveau local et comporteront des modules décisionnels - l'important étant que chacun dispose de la même base d'information au départ. Le choix du ou des produits qui permettront l'optimisation de ces ensembles est en cours.

Pouvez-vous nous donner un exemple d'application partagée ?
La première application pilote que nous avons lancée concerne la certification des comptes ; sur la base d'un entrepôt partagé, les agents comptables des caisses et de la caisse centrale échangent plus simplement qu'avec des allers-retours incessants pour stabiliser les comptes de références. Nous avons également ouvert les chantiers sur plusieurs thèmes : le contrôle interne et la consolidation des bonnes pratiques, les tableaux de bord des ressources humaines et l'identification de fraudes. Nous avons en parallèle lancé une expérimentation sur le partage du produit SAS entre les caisses et la caisse centrale avec des projets pilotes sur le travail illégal, les accidents du travail et l'habitat social - un sujet important en milieu rural, où le travail est souvent saisonnier.

Quels bénéfices attendez-vous de cette nouvelle architecture de système décisionnel ?
Le premier bénéfice consistera à mieux partager l'information pour être plus performants dans notre action. L'autre grand apport du décisionnel, c'est la possibilité de se projeter dans l'avenir avec des simulations intelligentes - en matière de ressources humaines et de gestion financière en termes de gestion interne, mais également sur tout le champ du social. Pour exemple, nous bâtissons un entrepôt spécifique pour suivre l'évolution des effectifs - car appliquer la règle de non-remplacement de la moitié des départs en retraite s'annonce déjà très complexe ! De façon générale, le décisionnel nous permettra d'optimiser les allocations budgétaires pour qu'elles répondent à une logique d'efficacité - en favorisant notamment les caisses les plus productives - mais également de mieux anticiper les besoins en termes d'évolution des politiques et pratiques sociales.

Quels sont vos principaux défis pour les années à venir ?
Deux défis s'offrent à nous. Le premier est d'ordre technique : nous avons bâti l'architecture-cible, reste à faire le bon choix d'outillage pour la mettre en place réellement et pleinement d'ici 2010. Notre second défi est d'ordre culturel : le décisionnel apporte beaucoup en termes d'efficacité, notamment en accompagnant notre vision « institutionnelle ». Mais cette rationalisation ne devra pas nuire à l'esprit d'entreprise qui anime nos caisses locales. Nous passons d'une performance de terrain (avec de véritables entrepreneurs locaux) à une performance institutionnelle. Il s'agit là d'un véritable changement de prisme que nous allons devoir accompagner.

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Mutualité Sociale Agricole

Enjeux:

Optimiser le fonctionnement de son réseau et atteindre une véritable « performance institutionnelle ».
Rationaliser pour parler le même langage dans le réseau et passer à l’étape d’un décisionnel structuré

Solution :
La plate-forme SAS de business intelligence et l'offre SAS de Data Mining.
Bénéfices: