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Amen Bank
Maîtriser le risque de crédit
Amen Bank a adopté les solutions SAS pour relever les défis de la modernisation. Ses nouveaux outils d’évaluation du risque crédit élèveront la banque privée tunisienne à un niveau d’exigence international.
Par Frédéric Magnan
Deuxième banque privée de Tunisie et cinquième banque du pays, Amen Bank a une histoire plus que centenaire. Son activité représente 10 % du marché tunisien avec quelque 250 000 comptes clients particuliers et entreprises.
« En 2007, nous avons décidé de faire appel à SAS pour répondre à deux types de besoins », explique Ahmed El Karm, vice-président - directeur général d’Amen Bank. « Nous avons tout d’abord voulu dresser un diagnostic de notre système d’évaluation de risque et d’octroi de crédit qui avait besoin d’être modernisé ; nous avons également souhaité établir de nouvelles normes dans le domaine de la gestion du risque, en adoptant un système de notation, ou « scoring », de l’ensemble de nos clients, les particuliers comme les entreprises. » La gestion du risque de crédit est en effet une des préoccupations majeures des opérateurs financiers dans les pays émergents. Les difficultés à évaluer et à traiter ce risque pèsent bien souvent sur le dynamisme commercial des banques.
Outre la modernisation nécessaire de son système d’évaluation du risque de crédit, Amen Bank a également souhaité devancer l’application des nouvelles normes internationales Bâle II concernant les risques bancaires. Ces normes devraient en effet être adoptées par la banque centrale de Tunisie d’ici à la fin de l’année 2008. Publié en 2004 par le Comité de Bâle, qui réunit les gouverneurs des banques centrales de treize pays, le dispositif Bâle II repose sur trois piliers :
- exigence de fonds propres afin de rendre ceux-ci cohérents avec les risques encourus – à cette exigence s’ajoute la prise en compte des risques opérationnels par les autorités de contrôle (fraude et panne du système) et des risques liés au marché ;
- procédure de surveillance de la gestion des risques bancaires ;
- discipline du marché, avec pour corollaire une plus grande transparence dans la communication des banques.
Autre effet de cette transparence accrue : à terme, les analystes doivent avoir une lecture des portefeuilles de risque identique pour toutes les banques et dans tous les pays. « Notre démarche, liée à la préparation de l’adoption des normes Bâle II, est unique jusqu’à présent en Tunisie. Nous sommes pionniers dans ce domaine », souligne Ahmed El Karm.
Analyser le comportement du client
La mission de cadrage menée par l’équipe de la division Afrique de SAS France fin 2007-début 2008 à Tunis a été suivie par un premier travail de collecte des données dont dispose Amen Bank, touchant tant à l’instruction du prêt qu’à sa gestion, mais aussi au précontentieux et au contentieux, et, pour les entreprises, aux bilans et aux comptes de résultat.
« Il nous a fallu étendre le champ des informations dont nous disposions sur notre clientèle afin de répondre aux besoins de ce projet », explique Ahmed El Karm. Ce travail préparatoire de la base de données, achevé à la mi-juillet 2008, a été immédiatement suivi par le lancement de la mise à jour quotidienne de la base. En août ont débuté les réflexions sur l’élaboration de la notation de crédit, ou « credit scoring », pour les particuliers, suivies, à l’automne, des premières notations d’entreprises.
« Nous ne souhaitons pas nous arrêter là, affirme Ahmed El Karm. Notre objectif est d’intégrer ce travail de notation à la prise de décision. La notation du client, du particulier comme de l’entreprise, pourra en effet être un des éléments à la base de la décision. Elle nous aidera, en outre, à gérer la vie des crédits. Des indicateurs des incidents précoces nous permettront de traiter plus en amont les cas susceptibles de nous poser problème. »
La clé du succès réside en grande partie dans la précision et la qualité des informations recueillies par la banque. « Les profils des clients doivent retracer l’évolution de leur comportement, de leurs difficultés ou non face à un crédit, tant présent que passé. C’est ainsi que nous pouvons prévoir les comportements futurs », explique Éric Gagnier, consultant avant-vente pour la division Afrique de SAS France. Ce dernier, qui a participé à l’élaboration des solutions SAS pour le compte d’Amen Bank, précise encore : « Les solutions que nous proposons aux banques s’appuient sur les expériences enregistrées sur d’autres marchés, comme la téléphonie mobile, par exemple, où les opérateurs souhaitent pouvoir disposer d’analyses très fines du comportement de leurs clients face aux offres commerciales, et connaître l’usage qu’ils font de leur téléphone. »
Mais par cet ensemble d’actions de modernisation de la gestion de crédit, Amen Bank ne souhaite pas seulement augmenter sa part de marché en matière de banque de détail ; l’institution financière souhaite aussi marquer sa volonté d’« atteindre le niveau des pratiques internationales les plus exigeantes », conclut Ahmed El Karm.
Les solutions SAS choisies par Amen Bank
Pour bâtir son système de notation de crédit, Amen Bank a retenu la suite SAS® Banking Intelligence Solutions (BIS) qui propose différentes solutions de gestion des risques spécialement conçues pour les métiers de la banque et de la finance, en accord avec les nouvelles normes internationales Bâle II : risque de crédit, risque de marché et risque opérationnel.
SAS® Banking Intelligence Solutions, solution intégrée et extensible, couvre les domaines de la connaissance client, de la gestion des risques, de la lutte contre le blanchiment et la fraude, et du pilotage des performances de l’entreprise. Elle comporte des modèles de données et d’analyse, ainsi que des processus prédéfinis pour accélérer la mise en place de la solution et l’obtention de résultats tangibles.
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AMEN BANK : tradition et modernité
Amen Bank, que l’on peut traduire par « Banque de la sécurité », trouve son origine dans le Crédit foncier d’Algérie et de Tunisie, créé au xixe siècle.
L’institution financière est rachetée au début des années 1970 par le groupe tunisien Ben Yedder, pour devenir le Crédit foncier commercial de Tunisie, puis Amen Bank en 1995. « Servir, innover et faire réussir », telle est la devise d’Amen Bank.
960 salariés contribuent à la bonne marche d’une centaine d’agences à travers l’ensemble du territoire tunisien.
Banque universelle accueillant une clientèle de particuliers et d’entreprises, plus particulièrement dans les secteurs des services et de l’industrie, Amen Bank fait partie d’un ensemble gérant tous les métiers de la finance : leasing, factoring, assurance, assurance-vie, gestion de fonds, etc.
Son portefeuille d’activité s’élève à 3 milliards de dollars et son chiffre d’affaires a été de 200 millions de dollars en 2007 pour des bénéfices atteignant 25 millions de dollars.
Forte de ces bonnes performances, Amen Bank ambitionne d’être présente dans d’autres institutions financières au Maghreb. |
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| Cet article est paru en octobre 2008 extrait du magazine SASCOM France n°4 |
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