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Business Intelligence Competency Center (BICC) :
une démarche stratégique pour améliorer la prise de décision dans l’entreprise
Le marché du décisionnel a un bel avenir : une étude récente publiée par « BetterManagement.com » indique que 60 % des personnes interrogées n’obtiennent jamais, rarement ou seulement quelquefois les informations qu’elles estiment nécessaires à la prise de décisions efficaces !
Par Steven Ing
Le problème se situe au niveau de cette attente. Les informations obtenues ne sont pas celles qui sont attendues pour répondre à un processus décisionnel stratégique. Ce décalage est tout d’abord lié à une mauvaise maîtrise de la diffusion de l’information au sein de l’entreprise et au recours à des outils ayant créé des silos d’information. Les entreprises rencontrent par ailleurs des difficultés dans la gestion, la mise en oeuvre et la normalisation de ces outils de BI couvrant plusieurs services. Enfin, très peu d’entreprises parviennent à mettre en place un système de données leur permettant d’obtenir les informations qui leur sont nécessaires. Nous sommes ici confrontés à un problème de culture. Les entreprises doivent apprendre à traiter leurs informations comme une véritable valeur stratégique. L’époque où les sociétés prenaient des décisions en fonction de pseudopulsions ou d’une vision instinctive du marché est révolue.
Faire la différence grâce à un BICC
Le cadre dirigeant d’aujourd’hui doit d’abord réaliser que la collecte et la diffusion d’informations, nécessaire à la prise de décision, constituent un facteur clé de différentiation pour l’entreprise. Il lui faut ensuite identifier et appréhender des informations internes et externes à l’entreprise pouvant permettre des prises de décision rationnelles et efficaces.
À vrai dire, seuls deux critères permettent véritablement de se différentier de ses concurrents : la qualité de l’information pouvant être diffusée et la qualité des personnes utilisant et interprétant celle-ci pour choisir une direction stratégique. SAS donne une définition très simple : le décisionnel consiste à fournir de bonnes informations, au bon moment, aux bonnes personnes, afin de faciliter les prises de décisions permettant de remporter un avantage compétitif. Fort de 30 ans d’expérience dans le domaine de l’intelligence économique, SAS a constaté la nécessité pour les sociétés d’obtenir quatre types d’informations pour parvenir à une vision exhaustive et holistique de leur entreprise : les données liées aux clients, aux finances, aux opérations et aux risques. À l’échelle de l’entreprise, un projet décisionnel nécessite de désigner un responsable de projet, capable ainsi de piloter la collecte et l’analyse d’informations concernant tous les aspects de la société. C’est à ce stade que le Business Intelligence Competency Center (BICC, ou centre de compétences décisionnelles) intervient. Cette structure transverse, à part dans l’organisation, est en charge du développement et de la diffusion de la connaissance au sein de l’entreprise. La conception que SAS a d’un BICC est multidimensionnelle. Une démarche stratégique holistique est nécessaire à l’appréhension des compétences, des process, de l’infrastructure et de la culture organisationnelle.
Evaluer et prendre des mesures
La toute première mesure à prendre lors de la mise en place d’un BICC consiste à appréhender le type d’information effectivement utile. Commencer par identifier les décisions stratégiques pour l’entreprise qui doivent être prises quotidiennement, mensuellement ou annuellement à différents niveaux de gestion. Réfléchir ensuite au moyen de diffuser l’information nécessaire à ces prises de décision. Toutes les organisations ne diffuseront pas l’information de la même manière. De nombreux facteurs propres à chaque société influent sur le mode de diffusion de l’information : la dimension de la société, sa structure organisationnelle, son architecture de traitement des données, etc. Toutefois, la mesure du niveau de maturité de l’entreprise en ce qui concerne sa capacité à diffuser de l’information est capitale. L’Information Evolution Model (IEM) de SAS présente une méthodologie pour évaluer ce niveau. Cet outil permet également de planifier une stratégie visant à faire progresser une société vers un état proactif d’innovation continue et d’expansion verticale. L’IEM de SAS définit cinq niveaux :
- Opérer – Focalisation sur l’individu : l’information relève d’une faculté individuelle.
- Consolider – L’information est conservée au niveau d’un service. Intégrer – Les normes de l’entreprise sont en place.
- Optimiser – Mise à disposition des informations pour la mesure, l’alignement et l’amélioration.
- Innover – Innovation continue en matière de process et de culture.
La compréhension de ces niveaux sur le plan des personnes, des process, de l’infrastructure et de la culture est essentielle. Cela représente le fondement de la valeur ajoutée d’un BICC au sein d’une entreprise. L’éventuelle mise en oeuvre d’un BICC ne dépendra pas du niveau de maturité quant à la diffusion de l’information, mais cette dernière peut déterminer la structure du BICC.
Fondements du BICC
Un BICC peut représenter une douzaine ou plusieurs centaines de personnes, mais sa taille est en règle générale proportionnelle à celle de l’entreprise. “Mutual and Federal” une importante compagnie d’assurance en Afrique du Sud, a par exemple créé un BICC comprenant 10 à 20 personnes. Souhaitant améliorer la diffusion de l’information au sein de l’entreprise, elle a restructuré son organisation pour faciliter la mise en place de son nouveau programme de gestion des informations. Quel que soit le secteur d’activité concerné, en identifiant les fondements des exigences en décisionnel et le niveau actuel de capacité de collecte et d’analyse d’information d’une entreprise, les choix à faire pour amener l’entreprise à progresser sur la prise de décision stratégique deviennent évidents. Avec la mise en oeuvre d’un BICC, l’organisation progresse vers un degré de maturité supérieur en matière de process, de culture d’entreprise, de personnel et d’infrastructure dans tous les efforts de BI. Et cela se traduira par des résultats et une performance accrus.
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