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« SAS, partenaire historique des organismes publics »
Les réformes du secteur public modifient en profondeur son mode d’organisation, bousculent ses méthodes. En ligne de mire, la recherche de la performance. Dans ce contexte, les apports des systèmes d’information décisionnels collaboratifs sont déterminants. Explication avec Valérie Frémiot, directeur commercial de la division Secteur public chez SAS.
PAR ÉRIC ALLERMOZ
Quels sont les enjeux sous-jacents aux systèmes d’information décisionnels pour les établissements du secteur public ?
Valérie Frémiot : Les réformes lancées par la loi organique relative aux lois de finances de 2006 placent les organismes publics face à de nouveaux enjeux structurels fondamentaux. Elles les engagent sur des objectifs de résultats et induisent d’importantes modifications de leurs mode de gestion, processus financier, organisation interne ou encore gestion des effectifs. Le pilotage de la performance et la recherche de l’efficacité sont aujourd’hui au coeur des préoccupations des organisations publiques. Les systèmes d’information décisionnels doivent tenir compte de cette nouvelle donne et intégrer des fonctions collaboratives de gestion de la performance.
Quelles sont les applications concrètes de ces systèmes ?
VF : Elles sont nombreuses : pilotage de la performance financière à travers l’élaboration budgétaire et l’analyse des dépenses, management par objectif, gestion de la qualité de service, définition de la stratégie de ressources humaines, pilotage de la relation au citoyen, reporting financier, gestion du risque, etc. Les solutions décisionnelles répondent à nombre de besoins des organismes publics.
La gestion des fraudes et la traque des dépenses inutiles sont-elles aussi au coeur des préoccupations du secteur public ?
VF : Tout à fait. L’État se doit d’enrayer les problèmes de fraudes, de gâchis et d’abus. Par exemple, l’Assurance maladie a réduit de 87,2 millions d’euros ses pertes liées aux fraudes en 2006 grâce à de meilleurs contrôles. SAS aide les entreprises publiques à détecter la fraude et l’abus en mettant en place des contrôles internes et en améliorant l’efficacité des données.
Quelles sont les solutions proposées par SAS ?
VF : SAS met à disposition ses solutions et sa plate-forme d’entreprise SAS®9 pour accompagner les organismes publics dans cette refonte de leurs processus. Nous proposons une offre complète comprenant à la fois les licences, la maintenance et le conseil, les prestations de service telles que le suivi et la formation des utilisateurs, mais aussi des applicatifs métiers permettant de mesurer l’activité de l’établissement. Seule une plate-forme décisionnelle intégrée et performante permet de répondre efficacement aux besoins, d’obtenir des données de qualité et de prendre les bonnes décisions.
Le secteur public présente-t-il des contraintes particulières par rapport au privé ?
VF : Oui. Par exemple, toutes nos activités s’inscrivent obligatoirement dans le cadre des codes des marchés publics. Les normes à respecter, que ce soit en termes de délai, de calendrier ou de budget, sont draconiennes. Nous devons les garder à l’esprit tout au long de notre prestation. Il existe également d’importants critères de sécurisation et de traçabilité des données. Enfin, le secteur public se caractérise par un volume de données conséquent. Mais toutes ces contraintes sont aujourd’hui parfaitement intégrées à nos procédures.
Quelle est la position de SAS sur le marché des organismes publics ?
VF : En 2008, la part de marché de SAS sur ce secteur dépassait les 20 %, avec plus de 300 références. Une dizaine de collaborateurs est dédiée aux problématiques du public. SAS est présent aux côtés de grands comptes tels que les ministères, la protection sociale, avec entre autres la Sécurité sociale et le Pôle emploi, ou le groupe La Poste. De nouveaux domaines sont par ailleurs en plein développement : le secteur de la santé et les collectivités locales. Nous sommes en relation avec la quasi-totalité des organismes publics français.
Quels sont les atouts de SAS face à la concurrence ?
VF : Son expertise, sa connaissance du marché, de ses acteurs et des modes opératoires. SAS est un partenaire historique des organismes publics. Le groupe est aujourd’hui connu et reconnu sur le marché.
Les offres SAS sont-elles spécifiques à chaque domaine d’activité ?
VF : Si un secteur présente de fortes problématiques, très spécifiques, nous mettons en place une solution technologique quasiment personnalisée. C’est le cas, par exemple, du secteur hospitalier, au coeur d’une importante réforme. Ainsi, pour mettre en oeuvre les réformes de l’État et répondre aux enjeux liés au système de tarification à l’activité (T2A), SAS a conçu SAS® Hospital Intelligence Solution. Le plan Hôpital 2012, qui poursuit la modernisation technique des établissements de santé, insiste notamment sur la modernisation des systèmes d’information. SAS® HIS permet de respecter les contraintes budgétaires et organisationnelles de chaque établissement de santé et les spécificités propres à chaque secteur, mais aussi de piloter l’activité médicale.
SAS accompagne les acteurs publics depuis plus de vingt ans. Quelles évolutions constatez-vous sur ce marché ?
VF : Le marché est aujourd’hui à maturité ; les besoins et les objectifs sont bien définis. Chaque métier s’implique davantage, ce qui augmente le niveau d’exigence de nos clients. De notre côté, nous avons de nombreux retours d’expérience dont nous faisons profiter les clients.
Les solutions SAS pour le Secteur Public
La DGFiP mise sur SAS
Issue de la fusion des diverses administrations fiscales, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) gère l’ensemble des finances publiques françaises : fiscalité des entreprises et des particuliers, recouvrement de la TVA, suivi des comptes de l’État, des collectivités locales et des hôpitaux. Un challenge de taille qui nécessite en premier lieu une vision claire et centralisée de sa propre activité informatique. C’est à présent chose faite grâce au projet RIAD (Restitution d’indicateurs d’aide à la décision) conduit en partenariat avec SAS en 2008. « Nous connaissions les qualités de SAS pour le stockage, la gestion des remontées de données et la présentation des résultats statistiques », explique Gisèle Schair, chef de projet RIAD. La DGFiP dispose ainsi d’un outil simple avec une navigation naturelle (par indicateurs) et temporelle (pour dégager des tendances à court ou long terme). La gestion des données se fait grâce à SAS® IT Resource Management, la restitution sur une interface Web. « Mais nous souhaitons aller plus loin pour disposer de données à la fois historisées, centralisées et prédictives afin d’anticiper les besoins en équipements, de rationaliser l’activité, d’équilibrer les charges », poursuit Gisèle Schair. Les analyses statistiques permettent de déduire les besoins de chaque projet et d’ajuster notre consommation aux besoins réels.
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| Cet article est paru en mai 2009 extrait du magazine SASCOM France n°6 |
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