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Comment intégrer contraintes réglementaires et bénéfices opérationnels ?
À deux reprises, en 1998 puis en 2004, le comité de Bâle, réunissant les directeurs des banques centrales des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), a publié des « recommandations » instaurant des règles de bonnes pratiques pour l’ensemble des banques. À charge pour chaque État, membre ou non de l’OCDE, de les transposer dans son droit propre. Les accords de Bâle II, derniers en date, ont avancé un ensemble de recommandations reposant sur trois piliers : l’exigence d’un minimum de fonds propres suivant un ratio calculé pour couvrir les risques de crédit, de marché et opérationnels ; l’instauration d’une procédure de surveillance des fonds propres reposant notamment sur la mise en place d’un processus interne d’appréciation de l’ensemble des risques ; enfin, une plus grande exigence de transparence du marché. « Par rapport à d’autres réformes, Bâle II a eu un impact beaucoup plus important sur les processus de gestion de la banque au jour le jour à travers le développement et l’utilisation des systèmes de notation interne », souligne Naji Freiha, directeur adjoint, responsable des modèles Bâle II et des fonds propres économiques au sein de Dexia Banque Luxembourg. La notation interne s’impose à tous Les systèmes de notation interne visent principalement à une meilleure maîtrise des risques de crédits. Avant même l’accord de Bâle, les banques majeures avaient bien évidemment déjà créé des systèmes de pilotage des risques de crédit. « Mais le mérite de la réforme est de pousser les banques à une normalisation et à une formalisation précises de leurs systèmes de notation », explique Naji Freiha. Surtout, la mise en oeuvre de la réforme réclame une véritable appropriation en interne de ses enjeux opérationnels, et implique un pilotage de projet et du changement sur un mode transversal, incluant la participation des différents départements, dont les services commerciaux, l’informatique et les risques. En outre, le texte même de l’accord international stipule que « tous les principaux éléments des processus de notation et d’estimation doivent être approuvés par le conseil d’administration de la banque, ou un comité ad hoc et la direction générale », influant par là sur la gouvernance et la surveillance de l’entreprise. Le secrétariat général de la Commission bancaire a précisé également, dès 2003, que « les systèmes de notation devront être utilisés dans le fonctionnement courant des établissements et intégrés à leur gestion jusqu’au niveau des instances dirigeantes ». Il ne s’agit donc pas pour les banques de se contenter d’établir des modèles statistiques servant uniquement au calcul des fonds propres, mais bien de produire pour son propre compte un véritable outil fiable, performant, utilisable au jour le jour. Optimiser la prise de décision La collecte exhaustive de données de qualité s’avère alors essentielle. Elles alimentent les nouveaux reporting et les modèles de notation, dits modèles de scoring, exploitant les comportements bancaires des clients et destinés in fine à « optimiser la gestion des décisions au quotidien, précise Naji Freiha. Les données récupérées durant la journée concernant les mouvements sur les comptes des clients, comme les avoirs et les retraits, sont exploitées statistiquement durant la nuit et traduites en notes, ou “scores”, qui sont injectés ensuite dans le système de production à destination des décideurs », résume ainsi le directeur adjoint, responsable des modèles Bâle II et des fonds propres économiques de Dexia Banque Luxembourg. « Nous avons retenu les solutions SAS, notamment à cause des bases de données interfacées avec notre système de production et reliées à des outils statistiques extrêmement développés. Nous pouvons ainsi procéder à des exploitations très ciblées en minimisant les manipulations des données de base », explique Naji Freiha. En l’espace de six mois, à partir de septembre 2003, les solutions SAS ont été mises en place aboutissant à une première édition de « scoring » en mars 2004. « Le fait d’impliquer les futurs utilisateurs de l’outil d’aide à la décision très en amont dans le processus de réflexion a facilité son appropriation par ceux-ci », remarque Naji Freiha. Le renforcement du traitement informatique de la notation améliore la vitesse de décision, constate-t-on encore chez Dexia Banque Luxembourg. « Le score de chaque client disponible en temps réel a permis l’instauration de procédures simplifiées de prise de décision par délégation pour les titulaires des comptes présentant les meilleurs risques », note Naji Freiha. Réagir vite en temps de crise En période de crise et de tension sur le crédit, toute banque se doit de réagir sans attendre les nouvelles normes réglementant le marché qui viendront tôt ou tard. Les solutions SAS
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