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« Un regain d’intérêt encore plus fort dans le contexte actuel de crise »

INTERVIEW EXPERT SAS

Nées au milieu du siècle dernier, les solutions d’optimisation ont grandement évolué pour répondre à des problématiques de plus en plus complexes dans des domaines variés. Mouloud Dey, directeur des nouvelles technologies chez SAS fait le point sur ces mutations.

Où l’optimisation trouve-t-elle son origine ?
Mouloud Dey : L’optimisation est née au début de la Seconde Guerre mondiale. On parlait alors de « méthodes de recherche opérationnelle », destinées en particulier à rendre plus efficace le déploiement des troupes. Transposées dans le monde de l’entreprise, ces techniques ont permis de résoudre des problématiques d’optimisation de processus métiers dans lesquels l’enjeu est le plus souvent de maximiser un profit ou de minimiser des coûts. L’optimisation ne remet pas en cause le rôle du décideur. Elle lui permet de prendre sa décision de manière plus argumentée, plus raisonnée… En sachant toutefois qu’il n’existe pas de décision parfaite.

Comment ces outils ont-ils évolué ?
M. D. : Au fil du temps, les modèles mathématiques qui supportent ces outils ont été perfectionnés. Les recherches académiques ont permis de mettre au point des algorithmes de calcul plus puissants, capables de traiter des données de plus en plus complexes et de répondre à des problématiques variées. Initialement, l’optimisation était plutôt utilisée dans le domaine de la logistique. Aujourd’hui, de nouveaux métiers s’y intéressent fortement : ressources humaines, marketing… Nous proposons, par exemple, une offre d’optimisation de la relation client afin qu’un client potentiel ne soit pas contacté à plusieurs reprises dans la même semaine, mais une seule fois, et avec le bon message !

Il existe donc un regain d’intérêt pour l’optimisation ?
M. D. : Tout à fait. Et ce regain d’intérêt est encore plus fort dans le contexte actuel de crise. Derrière un processus d’optimisation, il y a toujours une logique financière mesurable en termes de profit ou de coût. Dans un contexte de concurrence de plus en plus vive, lorsque les profits diminuent et que les coûts augmentent, il y a des équilibres à trouver, des scenarii à concevoir, des modèles à construire et à adapter pour rationaliser la prise de décision.

Comment SAS se positionne-t-il dans ce domaine ?
M. D. : Nous disposons depuis plus de vingt ans d’algorithmes efficaces pour traiter ces problématiques. Ceux-ci étaient plutôt utilisés par des spécialistes, mais depuis quelques années, nous mettons ces méthodes au service des utilisateurs « métier » au coeur même de leurs progiciels dédiés. Les méthodologies employées permettent toujours de traiter des problématiques complexes, mais cette complexité est masquée pour le professionnel qui exprime ses contraintes et objectifs en utilisant les termes de son métier. SAS propose aujourd’hui un certain nombre de solutions « métier » répondant par exemple aux besoins de la grande distribution, du marketing, de l’industrie… Nous avons également enrichi notre offre cette année avec l’acquisition d’une société spécialisée dans le revenue management. Cette approche est utilisée principalement dans le secteur du tourisme par les compagnies aériennes ou les chaînes hôtelières pour optimiser le remplissage d’un avion, les réservations de chambres, selon une grille tarifaire modulée au quotidien. Dans ce domaine, l’aide à la décision grâce à des modèles d’optimisation associés à des modèles de prévision de la demande est essentielle…

 

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Cet article est paru en février 2009 extrait du magazine SASCOM France n°5