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Le risque est un calcul multidimensionnel

Qu’il soit opérationnel, de crédit, de réputation, juridique ou encore industriel, le risque est aujourd’hui un calcul en constante mutation et sans cesse renouvelé. Pour prévenir ses possibles impacts financiers, l’entreprise doit désormais être capable d’en intégrer toutes les dimensions.

Les accords Bâle II pour les établissements financiers ou encore Solvency II pour le monde des assurances ont défini le cadre des risques « traditionnels » de ces secteurs particulièrement exposés sous la forme de contraintes réglementaires limitant leur portée. Cependant, la recherche permanente et accrue de la rentabilité, la virtualité et la volatilité du contexte économique, voire les nouvelles technologies, ont depuis quelques années fait apparaître de nouvelles émanations du risque encore mal cernées. Un danger qui est renforcé par l’interdépendance des acteurs et des systèmes, ce qui en démultiplie les conséquences. Les risques liés au terrorisme, avec des conséquences directes ou indirectes sur les finances, ainsi que les nouveaux risques informatiques, en particulier ceux liés à la fraude, ont explosé.

Dans le cadre des nouvelles normes comptables IFRS, le risque de procyclicité* a vu le jour : sur le long terme en effet, le provisionnement ne joue plus son rôle d’amortisseur, un effet imprévu initialement par les organismes régulateurs. Jusqu’à présent davantage pris en compte par les pays anglo-saxons du fait des « Class Actions1 », le risque de réputation se présente aujourd’hui aux portes des entreprises européennes. Enfin, la menace du transfert de risque, qui déplace et dilue les responsabilités, fait aussi son apparition, notamment via les opérations de titrisation2 synthétiques (voir l’avis d’expert). Il ressort de ces nouvelles facettes du risque qu’il reste encore aux entreprises beaucoup à faire au-delà des actions traditionnelles pour se prémunir : évaluer et gérer les dangers émergents, créer le lien entre les informations et les croiser, les intégrer dans le processus global de pilotage de l’entreprise, pouvoir visualiser les aspects mutidimensionnels afin de mieux le gérer. C’est grâce à la combinaison entre ces fonctionnalités disponibles dans les solutions SAS et une veille permanente qu’un réel pilotage du risque peut être réalisé.

*procyclicité : il s'agit du risque lié aux nouvelles normes comptables et plus globalement IFRS, dans la mesure où les nouvelles politiques de provisionnement sont limitées dans le temps, ce qui induit un cycle de gestion comptable du risque et d'amortisseur économique « relativement » limité, contrairement aux anciennes politiques de provisionnement, plus longues et surtout moins agrégées d'un point de vue comptable.

1 Action judiciaire entreprise par un grand nombre de personnes ayant subi le même préjudice.

2 Technique financière qui consiste à transformer des actifs illiquides en titres liquides.

 
"Nous assistons à une tendance générale de sous-traitance des activités financières, qui se traduit par un transfert du risque."

Patrick Le Nôtre
Directeur Stratégie,
Secteur Finance, SAS France
 
AU PREMIER PLAN

Le risque opérationnel
Le risque bancaire

Cet article est extrait du magazine numéro 23 / mars 2007
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